2 août 2014

Le sport et la présence de Dieu - épisode 3

Aaaaaah, l’épisode 3 ! Vous l’attendiez hein ? Vous vous disiez : « mouais, elle a démarré sur les chapeaux de roues, et là, plus de nouvelles… elle a dû crever en route, laisser tomber les carottes et la muscu… »

Et bien non !! Pour tout vous dire, je n’ai pas une minute à moi. Faire du sport quatre fois par semaine, c’est prenant ! En plus, vu que j’ai troqué la moto pour la béquille… me déplacer me demande du temps et des efforts, mais je tiens le rythme depuis plus d’un mois maintenant !

Et quel rythme ! Vous avez déjà fait du « jogging » dans l’eau vous ? Ben moi, ça y est ! Une ceinture de flotteurs autour de la taille, et vas-y que je te fais des longueurs en courant…. sans avoir pied. Je ne vous dis pas la tête des autres nageurs qui « brassent » classiquement ! Et quand ce n’est pas la piscine, je pédale en salle tout en boxant avec des haltères et autres abdominaux, gainage et musculation en tout genre !!!

C’est assez naturel pour moi d’établir des parallèles entre ce que je vis dans « le naturel » avec « le spirituel »… J’ai un petit côté très « paraboles ». Du coup, cette expérience sportive m’a beaucoup inspiré et parlé de la relation avec Dieu, mais j’avais du mal à le retranscrire pour vous partager cet « épisode 3 »… jusqu’à ce que je médite un passage de Matthieu, chapitre 28 versets 18 à 20 :

Alors Jésus s'approcha d'eux et leur parla ainsi : J'ai reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre :  allez donc dans le monde entier, faites des disciples parmi tous les peuples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et apprenez-leur à obéir à tout ce que je vous ai prescrit. Et voici : je suis moi-même avec vous chaque jour, jusqu'à la fin du monde.

Ce qui m’a frappée dans ce verset, c’est que la mission que Jésus confie à ses disciples est « encadrée » de deux paroles que Jésus prononce à propos de lui-même :

  •       J’ai reçu tout pouvoir… qui parle de son autorité
  •         Je suis moi-même avec vous, tous les jours et pour toujours…. qui parle de sa présence

Ainsi, notre vie de disciple a pour vocation de s’exprimer constamment « entourée » de l’autorité et de la présence de Christ….

« Quel rapport avec le sport ? » me demanderez-vous ? Ben, mon "expérience sportive" m'a permis de comprendre ce principe...

Lors d’une séance en salle, mon pote et coach BigV (rugbyman pro, 1,95 m, que du muscle… c’est-à-dire très, très loin de MA configuration physique !) m’a proposé le petit défi suivant : nous devions enchaîner vélo, rameur et maniement des haltères et il m’a fixé le but suivant : sur le vélo, je devais parcourir 2 km avant qu’il atteigne les 3 km, et sur le rameur, je devais atteindre 300 m avant qu’il en fasse 500 (bref, il devait « tenir » une vitesse d’une fois et demi la mienne).

Il a fait preuve « d’autorité » en fixant les objectifs que je devais atteindre (autorité à laquelle je me suis soumise volontairement à cause de la relation d’amitié et de confiance qui nous unit, et parce que j’ai confiance en sa compétence)…

Il a fait preuve de « présence » parce qu’il a tout fait en même temps que moi…

Et on s’est bien amusé !! J’ai même réussi à le battre !

Pendant presque deux mois, BigV m’a accompagné quatre fois par semaine… Il ne s’est pas contenté de me lancer des objectifs du bord de la piscine ou du coin de la salle, mais il s’est « mouillé » à mes côtés… BigV est un sportif de haut niveau, mes performances ne lui atteignent pas à la cheville…. Mais il s’est « restreint », il a limité sa vitesse, sa force, pour partager ces moments avec moi.

L’autorité que je lui reconnais dans son domaine m’a permis de progresser, de dépasser mes limites. Sa présence amicale et encourageante m’a permis de persévérer, de ne jamais lâcher et aussi de partager du bon temps, de la rigolade !

Aujourd’hui, ma perception de moi-même a complètement changé en ce qui concerne mon aptitude physique, et ma relation d’amitié avec BigV a grandi d’un cran.


A l’image de cette expérience sportive, Jésus m’entoure de son autorité et de sa présence… Je grandis, j’apprends, je me dépasse, je dépasse les limites de ce que je croyais connaître, savoir… tout en développant une amitié avec ce Dieu Tout-puissant mais qui ouvre un espace pour que moi, petite fourmi, je puisse exister pleinement en sa présence ! Quel pied ! Aujourd’hui, dans ma vie chrétienne, je mange la carotte sans me soucier du bâton ! ;-)

25 mai 2014

Le Sport et la présence de Dieu - Episode 2

Quelques semaines après mon « rêve de coach », me voilà clopin-clopant en route pour aller rendre visite à la « Pamplemousse family ».
Dans la famille Pamplemousse, y’a le papa BigV, la maman LittleC et les enfants MiniL et MiniE.

Je les connais depuis trèèèès longtemps (pour vous dire, à l’époque, j’étais encore plus grande que BigV alors !), je les connais depuis une autre époque, un autre lieu. Et ils ont eu la bonne idée de venir s’installer dans la même ville que moi. Ca faisait quelques mois qu’on ne s’était pas vu, alors on papote, on discute, on échange les dernières news… On parle du ciel, de la terre, du ciel sur la terre… (de spiritualité incarnée quoi !). Me voilà à raconter mes histoires de pizza, de kilos, de « faut que ça change »… Or, il se trouve que BigV est un sportif très très sportif, même carrément pro du sport… Et là, BigV me lance le plus naturellement du monde :

- BigV : ben, si tu veux, je te coache moi…

- Céleste : tu quoi ?

- BigV : je te coache, je te fais faire du sport et je te fais un programme diététique

- Céleste (réplique audible) : oh là là, c’est trop gentil ! oui, je veux bien

- Céleste (réplique intérieure) : Alléluiaaaaaaaaaaaa (avec trompettes, cymbales et anges qui font les chœurs)

- BigV : bon, il faudrait partir sur 4 séances par semaines

- Céleste : ok, je suis motivée à donf… Donc, comment ça marche ? Tu me donnes des conseils, des exos de sport ?

- BigV : ben en fait, je vais venir avec toi

- Céleste : tu vas venir faire du sport 4 fois par semaine AVEC MOI ?

- Big V : ben oui (ps : je suis pas sûre qu’il dise « ben » autant dans la vraie vie quand même !)

- Céleste (réplique audible) : oh là là, c’est trop gentil ! oui, je veux bien

- Céleste (réplique intérieure) : Bouhouhouhou, je suis trop émue, trop touchée, trop bénie… C’est trop classe…. Alléluiaaaaaaaaaaaa (avec trompettes, cymbales et anges qui font les chœurs)

Je crois que je vais aller acheter des carottes pour fêter ça !

Suite au prochain épisode

24 mai 2014

Le Sport et la présence de Dieu - Episode 1

Bon, j’avoue, la taille mannequin, j’en suis loin… voire très loin ! En plus, mon inactivité forcée des derniers mois a aggravé les choses, et il devenait urgent pour ma santé de perdre des kilos… Mais pas si simple du constat à l’action… me disais-je devant ma pizza d’un soir, commandée au livreur du coin, parce que j’ai la flemme de peler des carottes et que de toute façon, j’en ai même pas des carottes, parce que le frigo et vide… puis de toute façon, la journée a été dure, puis je suis toute seuuuuule… puis le monde c’est trop injuste, alors la pizza c’est comme un câlin de l’intérieur… (j’en vois qui rigolent jaune parce qu’ils se reconnaissent !). Tiens, je vais me prendre une petite bière pour me consoler d’avoir craqué sur la pizza…

Interrompant mon discours intérieur d’apizzament sur moi-même, le téléphone sonne. C’est ma mômaann ! Elle me dit qu’une de mes cousines, abonnée elle-aussi depuis plusieurs années au club des « euh….vous n’auriez pas ce modèle en 46 ? » venait de « fondre » considérablement, grâce à un de ses neveux, gendarme sportif, qui l’avait coaché… Je raccroche, songeuse, me disant : ça, c’est le truc dont je rêve… un coach sportif juste pour moi ! Ca me ferait trop kiffer… Mais bon, t’emballes pas Céleste, ça, c’est un truc de star hollywoodienne. Genre gros titre dans Voici : « Sa rupture avec Brad lui avait fait prendre 50 kgs, mais Jennifer a retrouvé une taille de guêpe en un clin d’œil grâce à Big Kevin, le super coach coqueluche de tout Hollywood ». Donc un, je connais pas de « Big Kevin » sur Lyon, et deux, j’ai pas les moyens…. Tiens, ça me déprime tout ça, je vais me faire des croque-monsieur en regardant Game of Thrones.

Ben vous savez quoi ? Dieu nous entend… même quand on ne prie pas à genoux, pendant trois heures, en lisant 10 chapitres du Lévitique et en faisant un jeûne de Daniel à base exclusive de carottes… (de toute façon, je vous ai déjà dit que j’ai pas de carottes…)

Suite au prochain épisode…

2 mai 2014

Jésus et les Post-it

Il y a quelques jours autour de Pâques, je méditais sur l’œuvre de Jésus à la croix et une image m’est venue en tête.

J’avais la vision d’un cachot médiéval. Une sorte de cave voutée, lugubre, avec des torches pour éclairer… Et contre un des murs, une série de cellules fermées par des barreaux. Sur chacune des cellules était écrit un nom, le nom d’une personne. Je comprenais que c’était une image de l’enfer et qu’à cause de notre péché, chacun de nous, chaque personne de l’humanité était obligatoirement condamnée à être emprisonnée dans la cellule qui porte son nom.

Ensuite, je voyais Jésus entrer dans cet enfer. Je comprenais que c’est ce qu’Il a fait quand Il est mort sur la croix. Et Il portait sur Lui d’innombrables post-it (oui, je sais !! C’est bizarre…). Et sur chaque post-it était écrit le nom d’une personne et la liste de ses péchés. Au-delà des « actes » mauvais, cette liste symbolisait notre nature de pécheur. Et je voyais Jésus dire au gardien de cette prison : regarde, j’ai le nom de cette personne sur moi… donc tu dois retirer le nom sur le cachot. Et à la fin, il n’y avait plus aucun nom, sur aucun cachot.

Avant l’œuvre de Jésus, la destination finale et irrémédiable de chaque personne de l’humanité était l’enfer. Mais Jésus en mourant sur la croix a détruit cette fatalité. Aujourd’hui, notre nom est sur Christ… et nous ne sommes plus condamnés obligatoirement à cette prison à vie. Nous n’avons plus qu’à choisir Christ, reconnaître notre état de pécheur et saisir par la foi ce qu’Il a fait pour nous. En mourant sur la croix, Jésus nous a redonné la liberté de choix que nous avions perdu à cause du péché. Avant Lui, rien de ce que nous pouvions faire ne nous permettait d’échapper à notre condamnation. Mais depuis Christ, un autre chemin est possible, et nous avons la possibilité de le choisir - Lui qui est le chemin, la vérité et la vie – et d’entrer à nouveau dans une relation avec le Père, et d’être non seulement pardonné, mais aussi revêtu d’une nature nouvelle, sainte et pure.
J’ai raconté cette « vision » à quelqu’un de mon entourage, qui m’a cité un verset qui correspond exactement à ce que j’ai vu.  

Colossiens 2.13-15. Vous qui étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses; IL A EFFACE L'ACTE DONT LES ORDONNANCES NOUS CONDAMNAIENT ET QUI SUBSISTAIT CONTRE NOUS, ET IL L'A DETRUIT EN LE CLOUANT A LA CROIX;  il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix.


Puissions-nous, même en tant que chrétiens, saisir la puissance de l’œuvre de Christ, et ne plus nous laisser condamner, culpabiliser, mais choisir par la foi, au quotidien, de vivre dans la dynamique de Vie éternelle, abondante, joyeuse, et remplie d’amour, qu’Il nous a offerte.

30 avr. 2014

Amis de Dieu

Il y a quelques jours, j'ai eu l'occasion de reprendre le volant pour parcourir quelques dizaines de kilomètres, ce qui ne m'était pas arrivé depuis des mois...

J'aime bien être "on the road". Je trouve que ce sont des moments privilégiés pour discuter avec Dieu. Juste Lui, moi et l'asphalte qui défile.

Au cours de ce bref périple, je repensais à certaines paroles qui m'ont été données les dernières semaines. Et j'ai "entendu" Dieu me dire : "Céleste, tu es mon amie, je te fais confiance".

Ca m'a frappée en plein coeur... Jésus nous dit : je ne vous appelle plus serviteurs mais je vous appelle amis. Je connaissais ce verset bien sûr, et il m'avait pas mal parlé ces derniers temps. Mais là, c'est comme si je l'entendais pour la première fois "dans le bon sens". J'avais toujours perçu ce passage comme Dieu nous disant qu'il nous invite à une relation d'amitié.... Dieu n'est pas juste mon Seigneur, il veut être mon ami. J'en étais arrivé à ça : Dieu est mon ami.

Mais le verset dit : VOUS êtes mes amis... Dieu est mon ami, certes, mais Il me considère moi aussi comme son amie ! C'est tellement fort.

J'ai des amis... je ne parle pas ici des "potes", des connaissances amicales mais des amis intimes. Si quelqu'un est mon ami, je sais qu'il est là pour moi, avec moi mais que je suis aussi là pour lui, avec lui. Je me sens concernée par sa vie, ses désirs, ses soucis, ses joies. Je sais aussi que si je parle à mon ami, il va prêter attention à mes paroles, il n'y sera pas indifférent.

Voilà ce que Dieu m'a dit. "Céleste, tu es mon amie. Je sais que quand je te parle, tu écoutes et tu tiens compte de mes propos. C'est pourquoi j'aime te parler et je te parle. J'ai confiance en toi."

Puissions-nous grandir dans cette conscience qu'à cause de Christ, Dieu nous considère désormais comme ses amis, si nous faisons ce que Jésus nous a demandé : nous aimer les uns les autres.

Jean 15.12-17. C'est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.

18 févr. 2014

Terre céleste - Episode 3 : l'aventure immobile

(ou l'extraordinaire de Dieu au quotidien)

Comme me disait une amie récemment, à qui je contais mes dernières péripéties : "toi, tu ne bouges pas de chez toi, mais ta vie c'est une aventure !"

J'ai trouvé cette remarque fort pertinente pour décrire tout ce qui m'arrive et la formule très spirituelle...

On a souvent tendance à penser que pour être "un bon chrétien" et "voir enfin le réveil", il faut être super actif (voire hyper !), aller à beaucoup de réunions de prière, au séminaire truc, à la conférence machin, faire des sorties dans les rues, se faire relationdaidiser trois fois par semaine, faire une école de disciplo-prophetico-louange session initiation, approfondissement, perfectionnement, prêcher dans la rue, trouver la nouvelle chorégraphie qui va déchirer et le tract avec "le slogan qui tue"...

Je ne suis évidemment pas contre toutes ces choses. J'ai déjà pratiqué moi-même l'intégralité de la liste citée plus haut, je suis une formation biblique actuellement (Leader Development Program... avec Bethel Church, tout en anglais !!! Ca déchire...) et je prévois d'aller à deux-trois conférences chrétiennes dans les mois qui viennent...

Mais force est de constater que bien que j'ai déjà vécu dans ma vie de belles choses avec Dieu, les derniers mois ont connu une accélération sans précédent de la manifestation de l'extraordinaire de Dieu dans ma vie… et tout cela sans bouger de chez moi.
En vrac : je reçois une parole de connaissance pour une aide-ménagère pendant qu’elle change la litière du chat, elle est bouleversée, je prie pour elle assises toutes les deux sur le coin de mon lit, elle est visitée par Dieu et vit une délivrance dans la foulée / Deux de mes amis très chers à qui je parle de Dieu depuis plusieurs années expérimentent sa présence en une soirée totalement folle où Dieu me demande de prier en langues pour l’un d’entre eux (ce que je ne fais jamais pour des gens qui ne sont pas un minimum « informés ») et via ce parler en langues à consonnance italienne (je n’en avais pas conscience), cela ramène la personne à l’une des périodes la plus extraordinaire de sa vie où elle s’est sentie la plus aimée et acceptée / Un de mes amis croit en Dieu mais Jésus suscite beaucoup de question pour lui…. Il finit par « parler à Jésus » comme il dit pour lui demander de se révéler à lui et, alors qu’il connaît à peine la Bible, il se réveille le lendemain avec Jean dix sept qui tourne en boucle dans sa tête jusqu’à ce qu’il aille voir Jean10.7 qui dit : « Jésus leur dit encore: «En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis », une de mes amies qui se débat depuis des années avec la culpabilité liée à son éducation chrétienne reçoit une révélation bouleversante de la grâce de Dieu, une prière totalement folle que je fais à Dieu entre la poire et le fromage s’accomplit d’une façon totalement improbable, etc, etc, etc…. et tout cela juste en à peine trois mois, sachant que n’en raconte ici qu’un dixième…

Une des conséquences les plus concrètes de tout cela, c’est la concrétisation en quelques mois à peine d’un désir que je porte dans mon cœur depuis des années, celui de réunir un « groupe de maison » chez moi… J’avais cette envie, mais je ne savais pas trop comment faire… je me voyais mal dire aux gens « venez, on va parler de Dieu tous ensemble »… Vu ce que je connaissais des personnes susceptibles de venir, je savais que la formule ne collait pas vraiment… Donc, c’est resté un désir, et je me suis dit bon, on verra bien….

Et puis, peu après mon accident, j’ai senti que Dieu me disait que ce désir aller bientôt se concrétiser, et il m’a même montré les personnes avec qui ça allait commencer… Mais je ne voyais toujours pas concrètement comment faire… Alors, j’ai juste « pris note » et attendu, en faisant quand même ce que j’entendais Dieu me demander par ailleurs… ce qui a amené lors de rencontres individuelles organisées dans un cadre uniquement amical, les fameuses personnes à avancer significativement dans leur foi et la révélation d’un Dieu BON (et moi aussi par la même occasion) !! Du coup, il y a une quinzaine de jours même pas, Dieu m’a dit : « maintenant c’est bon, tu as toutes les personnes que j’ai prévues, elles sont prêtes et toi aussi… propose-leur de vous retrouver ensemble ».

Et ce qui me paraissait une montagne s’est mis en place très naturellement et simplement ! C’est comme cela que dimanche dernier, nous avons eu notre première rencontre de « Des pieds et des ailes – LIVE » ! Et croyez-moi, ça a dépoté !! Une fois de plus, Dieu nous a montré à quel point il était bon, balaise, drôle et qu’il nous aimait chacun comme nous en avions besoin !

Je vous en reparlerai… nous vous en reparlerons, car je compte bien dans les semaines qui viennent confier « le clavier » aux autres membres de la désormais « Des pieds et des ailes TEAM » alias la famille de Céleste (vive le troupeau d'éléphants !) pour qu’ils vous racontent eux-mêmes ce qu’ils vivent ! 
Soyez bénis, encouragés et souvenez-vous : Quand vous avez des doutes, que parfois, ça vous semble dur de croire en Dieu… DIEU CROIT EN VOUS SANS AUCUN DOUTE ! (donc faites-lui plus confiance à Lui qu’à vous-même !)

14 févr. 2014

La parabole de l'infirmier velu

(Attention… âmes sensibles s’abstenir !!)

Suite à mon accident de moto, j’ai dû être opérée une première fois. Le chirurgien a placé une plaque de métal sur l’os cassé et des broches dans les os de mon pied pour maintenir l’articulation luxée en attendant la cicatrisation des ligaments. J’ai été opérée une seconde fois un mois et demi plus tard pour retirer ces broches et permettre à ma cheville de retrouver sa mobilité.

Dans les deux cas, j’ai eu une anesthésie dite « rachi-anesthésie » qui consiste à n’endormir que le bas du corps. Pour cela, l’anesthésiste pratique une injection entre deux vertèbres. Autant dire que je n’ai pas abordé cet instant la joie au cœur ! Pour tout dire, j’appréhendais grave de chez grave… même plus ça que le trifouillage dans ma cheville !

Lors de la première intervention, l’équipe au bloc était assez nombreuse et très sympa. Un infirmier un poil velu (hahaha), avec une attitude un peu « nounours », et pas mal d’humour, m’a expliqué comment allait se passer cette anesthésie. Il m’a indiqué de poser la tête contre lui et m’a serré dans ses bras en appuyant sur mes épaules pour que je garde la bonne position (le dos rond) pour faciliter l’injection. Il m’a également dit de le serrer très fort si j’avais peur. Du coup, même si la piqûre est loin d’avoir été l’expérience la plus agréable de ma vie, ça s’est passé très vite et la douleur a été très fugitive.

Lors de la deuxième intervention, l’équipe était plus restreinte. Le médecin anesthésiste a demandé à l’infirmière de se mettre devant moi, mais elle m’a juste tenu les mains. L’anesthésiste m’a demandé de prendre une position « sac de patate », en baissant les épaules comme si je tenais des sacs très lourds, genre « vous revenez du marché »… On va dire que je suis plus une cérébrale qu’une corporelle… et que même si je visualisais bien l’attitude dans ma tête, j’avais du mal à ce que mon corps reproduise la bonne posture (en plus, je prends une poussette à roulette pour faire le marché !!). Le médecin m’avait aussi indiqué qu’il me dirait quand il piquerait… Il l’a dit, certes, mais une fraction de seconde après avoir piqué… ce qui fait que, dans un réflexe naturel, je me suis raidie ! Injection ratée donc… Il me redemande de reprendre la posture « sacs de patate »… Non, pas comme ça, vous êtes trop tendue (tu m’étonnes Gérard !)… les épaules plus basses… Il repique… encore raté ! Et moins ça marchait, plus je me tendais, moins j’arrivais à prendre cette fameuse posture, plus il se tendait, plus je le sentais s’énerver et moins ça m’aidait à me détendre… Bref, il a dû s’y reprendre à quatre fois et je l’ai senti passer !! Et la douleur dans mon dos a perduré les deux ou trois jours qui ont suivi….

Quelques jours plus tard, en repensant à cette anecdote, je me suis dit qu’on pouvait en tirer une parabole !!

Nous vivons dans un monde imparfait et nous sommes tous amenés à traverser « des piqûres entre les vertèbres », des moments difficiles, avec de la souffrance à la clé. Et comme lors de ma deuxième opération, je me disais que par nos propres forces, il était très difficile de trouver et de garder la bonne posture pour affronter les temps difficiles. On a beau faire du mieux qu’on peut… on morfle ! Mais face aux mêmes difficultés, quand nous nous tenons dans les bras de Dieu, que nous le laissons nous placer dans la bonne posture et que nous le serrons très fort, même si ça reste difficile, l’intensité de la souffrance s’allège !